Otages en Afghanistan : des actes !

Ils croupissent actuellement dans la vallée de la Kapisa en Afghanistan. Depuis 365 jours qui doivent leur paraître de plus en plus longs.

A lire : Communiqué du SNJ-CGT du 4 janvier 2011

Afghanistan : Hervé, Stéphane et tous les otages doivent être libérés

Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier, journalistes à France 3 et leur trois accompagnateurs sont retenus otages d'un groupe armé en Afghanistan. Tout doit être mis en œuvre par les autorités politiques et militaires françaises pour leur libération.
Il est heureux que le temps soit terminé des invectives irresponsables sur l'imprudence coupable des journalistes ou sur le coût des opérations pour leur libération... Il ne peut y avoir d'autre exigence nationale et humaine que notre détermination pour que les deux journalistes et les citoyens afghans les accompagnant aient la vie sauve et soient enfin libérés.
Le PCF tient à apporter tout son soutien aux familles, amis et collègues des otages.

Cette dramatique affaire doit cependant faire réfléchir sur la légitimité politique de la participation française aux opérations de guerre conduites par l'OTAN en Afghanistan. Ces opérations sont un échec patent. La sécurité, la reconstruction, la démocratie et l'Etat de droit, la réponse aux besoins sociaux urgents... rien ne progresse, rien ne se règle. C'est au contraire la violence, la guerre, la loi des talibans et des groupes armés, dans la misère qui s'aggravent. Les troupes de l'OTAN sont largement considérées par le peuple afghan comme des troupes d'occupation.

La France et ses partenaires européens doivent prendre les initiatives nécessaires, notamment au Conseil de Sécurité, pour redéfinir la nature d'un engagement international, sous l'égide des Nations Unies, en faveur de la sécurité, de la reconstruction et de la souveraineté du peuple afghan. Ils doivent favoriser un consensus régional pour contribuer à une solution politique et à la stabilité. Un débat au Parlement s'impose de façon urgente.

Dès les otages libérés, les troupes françaises comme toutes les troupes de l'OTAN doivent se retirer.

Parti communiste français
Paris, le 29 juin 2010

Solène Björnson-Langen
Attachée de presse de Pierre Laurent
Attachée de presse de Marie-George Buffet
Attachée de presse du Parti communiste français
01 40 40 12 22 / 06 74 45 15 92
sbl@pcf.fr / www.pcf.fr

QUESTION - Armes nucléaires
MONSIEUR LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’OTAN, JE VOUS ÉCRIS CETTE LETTRE...

En février dernier, les ministres des affaires étrangères de cinq pays de l’OTAN ont adressé une lettre ouverte à Monsieur Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l’OTAN, concernant le retrait des armes nucléaires US de l’Europe. Nous publions ci-dessous ce texte dans son intégralité (traduit par un journaliste de la radio internationale néerlandaise).

« Dans la Déclaration de Strasbourg sur la sécurité de l’Alliance, les chefs d’État et de gouvernement ont déclaré que bien que la dissuasion reste un élément central de notre stratégie globale, l’OTAN continuera à jouer son rôle dans le renforcement de la maîtrise des armements et la promotion du désarmement nucléaire et conventionnel conformément au Traité de Non Prolifération nucléaire, tout autant que les efforts de non-prolifération.
L’agenda international de la maîtrise des armements, du désarmement et de non-prolifération vont converger au printemps 2010. Les négociations du futur START sont en cours et la “US Nuclear Posture Review” devrait être publiée prochainement. Nous saluons l’initiative américaine pour un sommet sur la sécurité nucléaire en avril 2010. La conférence de révision du TNP en mai est une étape cruciale pour le renforcement du régime international de désarmement nucléaire et de non-prolifération.
Nous espérons voir de nouvelles réalisations dans le domaine du désarmement et de la maîtrise des armements, comme la ratification du CTBT/TICEN (Comprehensive Test Ban Treaty), un Traité sur la suppression des matériaux fissiles (FMCT) et l’inclusion des armes nucléaires sub-stratégiques dans des étapes ultérieures en vue du désarmement nucléaire.
La dissuasion crédible d’une part et la maîtrise des armements, le désarmement et la non-prolifération d’autre part, doivent être considérées comme partie intégrante d’une politique globale. L’OTAN devra continuer à poursuivre cette politique de façon équilibrée et mutuellement enrichissante, comme l’a prouvé les succès passés.
La maîtrise des armements, de désarmement et de non-prolifération sont plus élevées sur l’agenda international qu’ils ne l’ont été depuis de nombreuses années. Nous nous félicitons des initiatives prises par le président Obama de tendre vers des réductions substantielles des armements stratégiques, et de s’orienter vers la réduction du rôle des armes nucléaires et de rechercher la paix et la sécurité dans un monde sans armes nucléaires. Nous pensons que, même dans l’OTAN, nous devrions discuter de ce que nous pouvons faire pour se rapprocher de cet objectif politique global.
Notre réunion à Tallinn, qui a lieu à la veille de la Conférence de révision du TNP, nous donne l’occasion d’ouvrir un débat approfondi sur ces questions et d’élaborer des orientations pour le processus de nouveau Concept stratégique.
La Belgique, l’Allemagne, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Norvège proposent donc d’inclure le sujet de la politique nucléaire de l’OTAN dans notre environnement de sécurité qui évolue dans l’agenda de cette réunion.
Nous abordons cette discussion d’un point de vue réaliste.
Notre politique future exige le plein appui de tous les Alliés. L’OTAN est en train de définir sa direction dans un environnement de sécurité en évolution. Nous considérons notre initiative comme une contribution à ce débat. Il s’agit d’une occasion à ne pas manquer. »
Signé : Guido Westerwelle (Allemagne), Steven Vanackere (Belgique), Jean Asselborn (Luxembourg), Jonas Gahr Store (Norvège), Maxime Verhagen (Pays-Bas), ministres des affaires étrangères.

Pierre VILLARD, co-Président du Mouvement de la Paix, réagit

Nous avons demandé à Pierre VILLARD, responsable national du Mouvement de la Paix, son analyse de cette prise de position ainsi que des potentialités nouvelles pour le désarmement nucléaire dans la période actuelle.

L’arme et la Paix - Comment analysez-vous cette prise de position de cinq ministres des affaires étrangères de pays membres de l’OTAN, avant des rendez-vous cruciaux, sous forme de lettre ouverte ?

Pierre Villard - C’est un évènement important. Ces cinq ministres, qui demandent ouvertement de discuter sur la manière dont l’OTAN pourrait se rapprocher de l’objectif d’un monde sans armes nucléaires, mettent ainsi les pieds dans le plat de manière salutaire. Cette initiative vient après la demande explicite de l’Allemagne de retirer les armes nucléaires des Etats-Unis des bases de l’OTAN stationnées sur son territoire. Cela confirme que les stratégies – même les plus bellicistes – questionnent jusqu’au plus haut niveau de leur dirigeants politiques.

A&P - Après la signature début avril d’un important accord entre les USA et la Russie, les déclarations ou prises de positions émanant de hauts responsables US, Russes, mais aussi Français en faveur d’un monde sans armes nucléaires, pensez-vous que des potentialités nouvelles s’ouvrent dans ce domaine ?

P.V. - Il y a incontestablement un souffle nouveau en faveur du désarmement. Il est à mettre en parallèle avec les expressions très majoritaires des peuples qui dénoncent – plus fortement depuis le début de ce siècle - les options militaires et sécuritaires dans la gestion des affaires du Monde. La notion de dissuasion commence à être contestée de la part de ceux qui l’ont soutenue par le passé. Il dépend aussi de nous que ces potentialités se transforment en réalité concrète et aboutissent à l’abolition des armes nucléaires.

A&P - D’aucuns ont cependant considéré que sur un plan concret l’accord signé début avril par les présidents Obama et Medvedev ne constituait qu’une faible avancée ; les USA ne s’engageant à détruire « que » 150 têtes nucléaires, et la Russie s’engageant surtout à se débarrasser d’armes « obsolètes ». Qu’en pensez-vous ?

P.V. - Cet accord est essentiel. Il vient confirmer qu’on peut éliminer des armes nucléaires par la négociation et non par la guerre. Évidement que l’on aurait souhaité un accord allant plus loin, mais on aurait pu ne pas avoir d’accord du tout, après l’expiration du traité Start 1 en décembre 2009. Nous prenons acte de ces réductions et nous demandons à toutes les puissances nucléaires de s’engager à leur tour dans la réduction puis l’élimination de leurs arsenaux, en respectant les engagements du Traité de non-prolifération.

A&P - Quels sont en résumé, de votre point de vue, les limites et les freins à une évolution plus significative encore vers un désarmement nucléaire, et quelles sont les actions que propose le Mouvement de la Paix en vue de renforcer une telle perspective ?

P.V. - Notre objectif est clair, celui de l’abolition de l’arme nucléaire. C’est un élément crucial pour aller plus globalement vers le désarmement. Le plus gros obstacle réside dans l’attitude des Etats dotés d’armes nucléaires qui ne respectent pas l’article 6 du TNP dans lequel elles s’engagent à œuvrer de bonne foi au désarmement à une date rapprochée. Tant que des Etats continueront à justifier la possession d’armes nucléaires pour leur sécurité tout en l’interdisant aux autres, nous serons devant le risque de prolifération. Depuis 40 ans qu’il existe le TNP a contenu la prolifération ; ainsi il y a plus d’Etats qui ont renoncé à l’arme atomique que d’Etats qui l’ont acquise. Pour dépasser ces limites, il y a nécessité d’un nouveau processus qui associe l’ensemble des Etats, quel que soit leur statut nucléaire, afin de répondre aux failles du TNP. Ce processus est proposé dans un modèle de Convention d’élimination des armes nucléaires que nous soutenons. Pour le Mouvement de la Paix, il y a urgence à remobiliser l’opinion publique en faveur de l’Abolition atomique. Cela passe par une grande campagne d’éducation populaire au désarmement nucléaire. Nous organisons actuellement le « Tour de France de l’Abolition de l’arme nucléaire ». Nous invitons les citoyens à interpeller notre gouvernement et à préparer une journée mondiale pour le 5 juin prochain.

Pierre Villard, co-Président du Mouvement de le Paix, voit dans cette lettre un espoir, mais le combat continue.

L’arme et la Paix, Journal trimestriel édité par l’association Initiatives Citoyenneté Défense
Avril 2010 - n°15

Conférence de Londres sur l'Afghanistan :
Oui au renforcement de l'aide civile ! Non aux renforts militaires

La Conférence de Londres sur l'Afghanistan intervient à un moment stratégique : les combats sont de plus en plus violents, le gouvernement Karzaï, couvert de corruption et d'appétits financiers liés à la drogue et aux trafics, accumule les revers politiques, et la situation du peuple Afghan n'a jamais été aussi terrible : augmentation des victimes civiles, destructions, famine... Quant aux opinions publiques du monde entier, les sondages montrent leur hostilité croissante à cette guerre et à l'envoi de nouveaux renforts.

Lire la suite du communiqué du Mouvement de la Paix du 27 janvier 2010

Des déclarations choquantes du secrétaire général de l’Elysée au sujet des journalistes français enlevés en Afghanistan

RSF - 17 janvier 2010 - Reporters sans frontières réagit vivement aux déclarations de Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, sur Europe 1, le 17 janvier 2009, concernant les deux journalistes français enlevés en Afghanistan le mois dernier.

« Nous sommes choqués par les propos tenus, il y a une dizaine de jours par Nicolas Sarkozy, et confirmés aujourd’hui par Claude Guéant, son secrétaire général. Dans cette affaire, on a le sentiment que le pouvoir exécutif s’évertue à faire passer les deux journalistes pour des irresponsables. Désigner les journalistes comme des hommes qui prennent des risques inconsidérés et qui reviennent cher à l’armée et aux contribuables, érode le soutien dont ils devraient bénéficier. Insister sur le coût des actions engagées pour retrouver et libérer les deux journalistes est indécent et irrespectueux pour leurs familles », ont déclaré Dominique Gerbaud, président de la section française de Reporters sans frontières, et Jean-François Julliard, secrétaire général de l’organisation.

Dès demain matin, nous solliciterons un rendez-vous officiel à l’Elysée pour évoquer cette affaire et rappeler la nécessité que les journalistes continuent de se rendre dans les zones de guerre.

Il est bon de rappeler que les deux journalistes étaient sur place pour informer en toute indépendance, pour que le monde sache ce qui se passe en Afghanistan. Qu’il sache que l’armée française tente de sécuriser une région pour que l’on puisse y construire des infrastructures utiles à la population. S’il n’y avait pas eu l’enlèvement de nos confrères, il y a fort à parier que les autorités françaises auraient salué ce reportage comme une démarche positive.

Le métier de journaliste ne se résume pas à recopier les communiqués de presse de l’Armée ou de l’Elysée. A la question de savoir s’ils ont pris des risques, la réponse est oui, bien évidemment. Tous les journalistes qui posent le pied en Afghanistan prennent un risque. C’est un pays extrêmement dangereux. Tous les jours, des centaines de journalistes prennent des risques. Comme en ce moment en Haïti. Les deux reporters de France 3 menaient un travail d’intérêt général. Exactement comme ceux qui sont au milieu des gravats de Port-au-Prince. »

Claude Guéant a reconnu dans l’émission d’Europe 1 que cet enlèvement avait suscité la colère du président Nicolas Sarkozy qui a dénoncé à leur propos une "imprudence vraiment coupable", évoquant le fait que "il leur avait été très clairement demandé de ne pas s’aventurer ainsi parce qu’il y a des risques". "Ils font courir des risques aussi à beaucoup de nos forces armées, qui du reste sont détournées de leurs missions principales. » a-t-il ajouté. Refusant de répondre en détail à une question sur la rançon, il conclut néanmoins que "cela a évidemment un coût tout à fait considérable, je me souviens que quelques jours seulement après leur disparition on évaluait déjà ce coût à un million d’euros".

Deux reporters de France 3, un rédacteur et son cameraman, et leurs deux accompagnateurs afghans, ont été enlevés le 29 décembre 2009. Ils enquêtaient sur la construction d’une route dans la province de Kapisa (au nord-est de Kaboul). Leur chauffeur a été libéré, mais il serait détenu par l’armée afghane, soupçonné d’être un complice des ravisseurs.

L’Afghanistan a besoin d’une stratégie de paix et non d’une nouvelle stratégie de guerre

Résolution du Parti de la gauche européenne (PGE) - Berlin 8-10 janvier 2010

Plus de 100.000 soldats étrangers sont actuellement en guerre en Afghanistan. Le gouvernement des USA et Barack Obama veulent augmenter le nombre de leurs hommes de troupe de 30.000 unités. Ils exigent de l’OTAN, de leurs alliés européens, notamment la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, une plus grande participation en soldats et en armements. Un changement stratégique est prévu lors de la Conférence sur l'Afghanistan du 28 janvier à Londres. Il prévoit d'engager les prestations civiles dans les opérations de guerre. Or, il ne s’agit pas là d’une stratégie de paix, au contraire : il s’agit d’une stratégie qui parie sur l'escalade de la guerre afin de la gagner.

Le Parti de la Gauche Européenne (PGE) condamne cette stratégie impérialiste. Il se prononce pour une stratégie de réconciliation, de paix, de développement civil.

Chaque jour de guerre en plus coûte des vies humaines, attise la haine, chaque jour de guerre en plus renforce le terrorisme et détruit des ressources nécessaires à la reconstruction de l’Afghanistan. Les troupes étrangères en Afghanistan ne protègent pas ceux qui aident à reconstruire ce pays, mais au contraire mettent en danger la vie et l’intégrité physique de ces personnes ainsi que les résultats de leur travail.

La voie vers une solution n’est pas le civil et le militaire, mais le civil au lieu du militaire. En Afghanistan aussi les hommes et les femmes veulent la paix. En Afghanistan aussi la paix est possible. C’est l’Afghanistan lui-même qui la fera naître. Les « DJIRGAS » de paix, les assemblées régionales et tribales pour la paix nous encouragent pour cela.

Le prochain pas décisif est de faire taire les armes. Cela n'est possible que si les troupes étrangères se retirent. Il n'y a pas de solution militaire. C'est pourquoi, alors que la situation ne cesse de s'aggraver, l'enjeu actuel c'est d'aider à une reconstruction de ce pays dans toutes ses dimensions: économique, sociale, institutionnelle et politique. L’Afghanistan a des besoins en matière d’éducation et de formation, d’infrastructures, de droits démocratiques et de droits des femmes et aussi et surtout d’agriculture pour pouvoir nourrir ses habitants.

La paix en Afghanistan nécessite en outre la sécurisation et le soutien de toute la région, donc la coopération avec les pays voisins tels que le Pakistan, l’Iran, la Chine, la Russie, les Etats d’Asie Centrale et l’Inde. En particulier l’Iran et les Etats possédant l’arme atomique l’Inde et le Pakistan doivent s’insérer activement dans un processus d’entente qui affectera aussi leurs relations réciproques et détendra les tensions qui persistent dans cette Région. L'Europe doit définir une politique indépendante des USA et de l'OTAN pour sortir de la stratégie guerrière et ouvrir ainsi, dans le cadre de l'ONU, une possibilité de solution pacifique.

Il faut mettre fin à la guerre contre le terrorisme en Afghanistan, sinon elle deviendra une guerre permanente. Actuellement, le risque existe que cette guerre s'étende au Yémen.

Le Parti de la gauche européenne appelle à soutenir le 28 Janvier les actions de protestation contre la guerre en Afghanistan. Il demande que, dans tous les pays européens, les mouvements et les syndicats, les gouvernements nationaux, les parlements nationaux et le Parlement européen, exigent le retrait des troupes étrangères d’Afghanistan. Le Conseil Exécutif du PGE et son Conseil des Présidents clame haut et fort : L’Afghanistan a besoin d’une stratégie de paix et non d’une nouvelle stratégie de guerre.


Communiqué de presse du MIR

10 Janvier 2010 - Le président Barack Obama a décidé dernièrement de renforcer de 30 000 soldats supplémentaires les troupes américaines en Afghanistan.

Le MIR dénonce, derrière cette escalade militaire, l’attitude irresponsable de la politique américaine dans ce pays ainsi que celle de ses alliés de l’OTAN, dont la France. Monsieur Obama fait honte à son prix Nobel en s’enferrant dans une politique d’intervention militaire qui a montré qu’elle est une impasse et dont la population afghane est la principale victime, particulièrement du fait des bombardements de l'OTAN. La lutte contre le terrorisme à bon dos ! En poursuivant la politique de son prédécesseur et en cautionnant l’arrogante toute-puissance militaire de l’OTAN, il contribue fortement à la haine vis-à-vis de l’Occident dit chrétien. Un terreau de choix pour le développement du terrorisme. Serait-ce le but plus ou moins consciemment recherché ? Les Etats-Unis et l’OTAN ont-ils besoin de se créer des ennemis pour écouler les produits de leurs industries de mort ?

En tant que mouvement chrétien, nous refusons cette politique de fuite en avant mortifère, soutenue par le gouvernement français et le président de la République. Nous demandons aux pays engagés un réel effort en faveur de la population afghane, non pas les miettes de l’effort financier destiné aux armées, mais beaucoup plus pour permettre le développement de l'éducation et du système sanitaire dans ce pays. Dans ces conditions, quelle tristesse de voir la facilité avec laquelle d’énormes crédits militaires sont votés, tout comme les centaines de milliards de dollars, d’euros accordés au monde de la finance…!

La recherche de réponses militaires n’est pas la solution : elle est le problème.Ce problème, c’est l’impuissance des nations, notamment si elles sont puissantes militairement, à réagir autrement que par la violence quand elles sont confrontées à la violence.Interrogeons-nous sur les causes de cette impuissance et cherchons de véritables moyens de paix. Une chose est sûre : ce n’est pas du côté de la puissance dominatrice que nous les trouverons, dans des vengeances et des politiques sécuritaires d’après 11 Septembre, mais dans des relations pacifiées et tournées vers la paix, une paix qui ne peut venir que de l’utilisation de moyens eux-mêmes pacifiques.
Nous demandons instamment au gouvernement français de ne pas envoyer de renforts de troupes en Afghanistan et nous lui demandons une nouvelle fois de retirer immédiatement celles qui y sont déjà déployées.

La Présidente du MIR, Maria Biedrawa

Mouvement international de la Réconciliation
www.mirfrance.org

Afghanistan : refuser tout nouveau renforcement des troupes françaises!

Le Parti communiste français exprime son émotion suite à la mort de 5 soldats en Afghanistan dont un français. Deux autres soldats sont dans un état critique, dont un officier français.

Contrairement aux déclarations consternantes du général Mac Chrystal, qui commande les forces internationales, la situation en Afghanistan n'a jamais été aussi grave depuis l'envoi des troupes, avec des pertes record en 2009: 520 tués pour l'ensemble de la coalition, et 37 soldats français sont morts depuis 2001, dont 11 en 2009.
Cette hécatombe dramatique et inacceptable doit s'arrêter. Il n'y a pas de solution militaire. Même le chef d'Etat major américain Michael Mullen a récemment prévenu qu'il y aurait davantage de pertes avec l'arrivée des renforts décidés par Obama.

Cette situation particulièrement grave montre l'impasse de la guerre de l'OTAN en Afghanistan. Le Président Nicolas Sarkozy doit en tirer immédiatement les conséquences qui s'imposent et refuser tout nouveau renforcement des troupes françaises, sous quelque forme que ce soit.
Nicolas Sarkozy a entamé le crédit de la France en ayant adopté déjà 3 positions différentes sur le rôle français en Afghanistan. Aujourd'hui, il doit assumer l'échec d'une stratégie militaire sans issue.
C'est la stratégie de l'OTAN et l'instrumentalisation des Nations Unies pour la légitimer qui sont en cause. Le Parti communiste réitère son exigence du retrait des troupes de l'Alliance atlantique et en particulier des troupes françaises.

Il faut ouvrir une autre perspective au peuple afghan fondée sur la sécurité et la paix par la reconstruction, dans tous les domaines, par la recherche d'une solution politique avec l'ensemble des pays concernés dans la région, par une aide massive au développement et l'implication de l'ONU sur la base des principes de sa Charte.

Parti communiste français
Paris, le 12 janvier 2010

 

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