Non à la guerre, Non à l'OTAN: Lettre aux députés
17 mars 2009 : Après le débat sur l'OTAN à l'Assemblée nationale, cette cyber-action envers les députés est terminée. Nous espérons qu'elle a participé à la prise de conscience.
Rencontrés à l'assemblée aujourd'hui, des députés nous ont remercié de cette action, certains ayant reçu près de 300 messages et ayant apprécié ce contact direct avec des militants de leur département.
En effet, vous avez été 3420 personnes à participer, en moins de deux jours. Bravo !
Lire les réponses reçues des députés
Madame la députée,
Monsieur le député,A quelques jours du débat parlementaire qui portera sur la politique étrangère de la France à l’occasion de la décision du Président de la République de réintégrer le commandement militaire de l’OTAN, je tiens à vous saisir de deux questions très importantes.
Tout d’abord, ainsi que nombre de mes concitoyens, je refuse la vision dangereuse et manichéenne de la "guerre des civilisations" et toute réponse militaire aux crises mondiales et régionales que porte l’Alliance militaire survivante de la guerre froide. Je rejette la course aux armements et refuse de vivre dans la crainte du recours à l’arme nucléaire.
La guerre que mène l’Otan en Afghanistan doit cesser. Il est temps de mettre en oeuvre une solution politique internationale fondée sur l’aide d’urgence et la reconstruction dans le respect des droits du peuple afghan, en particulier des droits des femmes. Les populations afghanes doivent retrouver les moyens de décider de leur avenir.
Par ailleurs, il est inacceptable que les dépenses militaires engloutissent l’argent nécessaire à la satisfaction des besoins vitaux de l’humanité, d’autant que les gouvernements voudraient en plus faire payer aux peuples les dégâts du libéralisme financier.C’est pourquoi je vous demande de voter contre la retour de la France dans le commandement militaire de l’Otan et d’agir pour que le vote de votre groupe aille en ce sens.
Ensuite, je constate que les autorités françaises mettent des entraves à l’organisation de la manifestation de Strasbourg le 4 avril et cherchent à nous imposer, dans le cadre d’un dispositif policier sans précédent, un parcours inacceptable, dans une zone industrielle désertique.
Les autorités françaises doivent respecter les libertés et la possibilité de manifester, de circuler librement et de se réunir dans des conditions convenables correspondant aux exigences de la démocratie.Je vous demande d’intervenir sur cette question et de souligner votre désaccord avec une pratique qui met en cause des libertés essentielles: celles de s’exprimer et de manifester.
Alors que tout est fait pour confisquer un débat si important, je vous remercie de vous faire l’écho de ces demandes et vous prie d’agréer, Madame, Monsieur le Député, l’expression de mes salutations distinguées.
Cette lettre est initiée par le collectif OTAN-Afghanistan (cf www.otan-non.org)